Traitement par PRP en Tunisie : tout savoir sur ce traitement esthétique

L’injection de PRP ou plasma riche en plaquettes est utilisée en médecine traumatologique du sport, précisément dans le traitement des tendinopathies. Mais elle est aussi employée dans la médecine esthétique, en mésothérapie afin d’agir sur les conséquences ou les stigmates du vieillissement sur la peau.

L’injection du plasma riche en plaquette en médecine esthétique permet effectivement de stimuler les cellules souches responsables de la fabrication du collagène et de l’élastine. De cette manière, elle contribue au rajeunissement et à l’embellissement du cou, du visage, des mains, du décolleté, et diverses imperfections de la peau.

Qu’est-ce que le PRP ?

Il s’agit d’une solution autologue obtenue par la préparation du sang du patient. Le PRP ne présente donc ni risque d’allergie ni de rejet. C’est un produit bio-compatible.

Le plasma est un sérum composé autant de substances nutritives, de vitamines, de protéines, de sels minéraux, d’hormones et de cellules qui permettent la survie des différentes cellules. Les plaquettes quant à elles sont des cellules qui synthétisent les protéines bio-actives qui stimulent les cellules souches.

Principales indications

L’injection de PRP agit sur la peau de différentes manières. Elle aide notamment à améliorer la texture, la luminosité ainsi que la densité de la peau. Elle permet la régénération des cellules tissulaires, et contribue au rajeunissement ainsi qu’à l’embellissement. Elle permet d’éliminer ou de réduire les rides, les ridules et les cernes. Le PRP contribue aussi à l’effacement des cicatrices qu’elles soient celles de l’acné ou post-traumatiques. On l’utilise aussi pour le rajeunissement des parties intimes, notamment les lèvres vaginales ou pour le traitement de la chute des cheveux.

Comment se déroule l’intervention ?

Le traitement par injection de PRP se déroule sur un mois et se fait en 2 séances d’injection de plasma riche en plaquette. La zone à traiter ne doit pas comporter de maquillage. La prise de l’aspirine avant l’intervention est fortement déconseillée.

Lors de l’intervention, environ 8 ml de sang sont prélevés du patient. Après centrifugation, on obtient près de 5 ml de PRP. Le produit obtenu peut ainsi être injecté sur le visage, le décolleté, le dos, le cou, etc. La technique employée est appelée le nappage mésothérapique et consiste à une injection dermique superficielle d’infimes quantités de PRP à l’aide d’une aiguille fine.  La seconde séance de l’intervention se déroule selon le même procédé.

3 mois après cette intervention, une séance d’évaluation du résultat est nécessaire pour la mise en place d’un traitement pour l’entretien du résultat obtenu. Ce traitement est programmé alors chaque 3 ou 6 mois, et plus tard après chaque 6 mois ou 1 an.

Suites de l’intervention

La suite d’une injection de PRP est le plus souvent simple. Sous prescription obligatoire du médecin traitant, une crème hydratante est appliquée sur la zone traitée 48 h après l’intervention. Cette crème permet aussi d’apaiser les possibles douleurs. La zone injectée peut être marquée par des papules ou des ecchymoses qui disparaissent au bout de quelques jours.

Y a-t-il des complications ?

En dehors des inflammations marquées par un œdème ou des rougeurs, aucune complication véritable n’a été révélée à la suite de cette intervention. Déjà, le PRP est un produit autologue donc biocompatible avec le patient, puisqu’il s’agit de son sang propre.

L’intervention reste contre-indiquée chez les patients ayant des lésions sur la peau, les femmes enceintes ou celles qui allaitent, de même que les diabétiques.